change language     -        


De Bruxelles à l'Elysée, Zuckerberg en tournée européenne

May 22, 2018, 2:11 pm

Type: law

       




news_image

Parlement européen, réception collective puis tête-à-tête chez Macron, VivaTech : le PDG de Facebook mène une campagne de visites européennes, en évitant Londres.


 

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, est attendu ce mardi 22 mai au Parlement européen à Bruxelles pour s'expliquer sur les lacunes du réseau social dans la protection des données de ses utilisateurs, illustrées par le scandale Cambridge Analytica.

Il sera reçu en fin d'après-midi par les chefs des groupes politiques de l'assemblée : cette audition était initialement prévue à huis clos, mais après de nombreuses protestations, elle sera finalement diffusée en direct sur internet.

Audition en ligne en direct

Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a annoncé lundi que Zuckerberg avait accepté que son intervention soit retransmise "live" sur le Web, à la suite de la vive pression d'influents eurodéputés.

A trois jours de l'entrée en vigueur vendredi d'une législation européenne visant à mieux protéger les données personnelles des Européens (le RGPD), certains avaient exhorté Zuckerberg à rendre des comptes publiquement, comme il l'avait longuement fait le mois dernier devant les parlementaires américains.

Les parlementaires américains avaient soumis le jeune milliardaire américain à une pluie de questions pour comprendre comment la firme Cambridge Analytica avait pu exploiter à leur insu les données de dizaines de millions d'utilisateurs de Facebook, pour une utilisation à des fins politiques.





Le chef de file des eurodéputés libéraux, Guy Verhofstadt (Alde), menaçait ainsi de boycotter la rencontre à Bruxelles si elle restait privée. "Il y a plus d'utilisateurs de Facebook dans l'UE qu'aux Etats-Unis et les Européens méritent de savoir comment leurs données sont traitées", avait de son côté plaidé la commissaire européenne à la Justice, Vera Jourova.

L'annonce d'une retransmission en direct a été abondamment saluée : "La transparence a gagné [...] Une rencontre derrière des portes closes aurait été une farce", s'est félicité le chef de file des eurodéputés sociaux-démocrates, l'Allemand Udo Bullmann. "La pression a marché", ont applaudi les Verts.

Selon des chiffres communiqués par Facebook à la Commission européenne, les données de "jusqu'à 2,7 millions" d'Européens ont pu être transmises de "manière inappropriée" à la firme Cambridge Analytica, impliquée dans la campagne présidentielle de Donald Trump.

Vera Jourova a plusieurs fois remercié ironiquement Mark Zuckerberg ces dernières semaines pour avoir prouvé par ce scandale à quel point des règles strictes s'imposaient, malgré les réticences des grands acteurs d'internet, grands consommateurs de données personnelles.

Le RGPD, "étape positive"

Devant les parlementaires américains, le patron de Facebook s'était excusé, reconnaissant n'avoir pas "pris une mesure assez large de nos responsabilités" aussi bien dans la protection des données que dans la propagation des "fake news" (fausses nouvelles), dans les ingérences étrangères dans les élections ou encore concernant les discours haineux sur internet.

Pour le plus grand plaisir des autorités européennes, il avait même qualifié "d'étapes positives" les nouvelles règles strictes qui entrent en vigueur le 25 mai dans l'UE. Le règlement général sur la protection des données (RGPD) va créer ou renforcer des droits individuels et imposer des obligations strictes aux entreprises qui collectent ou traitent des informations personnelles d'Européens, où qu'elles soient établies.

Facebook a cependant modifié le rattachement de ses utilisateurs pour éviter que d'autres que les Européens profitent du RGPD... et des amendes record – jusqu'à 4% du chiffre d'affaires mondial – qu'il permet.

Ce mardi, Mark Zuckerberg doit d'abord avoir une rencontre bilatérale à Bruxelles avec le président du Parlement européen d'une demi-heure en fin d'après-midi (à 18 heures, heure de Paris), suivie d'une audition d'un peu plus d'une heure retransmise en direct avec les chefs des groupes politiques du Parlement européen, puis d'une conférence de presse d'Antonio Tajani.

Mercredi, Zuckerberg doit faire partie de la quarantaine de dirigeants de grandes entreprises du numérique reçus à Paris par Emmanuel Macron, un sommet baptisé Tech For Good. Mais, honneur supplémentaire, il sera un des quatre dirigeants qui auront chacun droit à un tête-à-tête individuel avec le président français – les trois autres étant les patrons de Microsoft, IBM et Uber.





"Discussions rudes", promet l'Elysée

Facebook et Uber ayant l'un et l'autre connu bien des mises en cause sur leurs méthodes, pourquoi l'hôte de l'Elysée reçoit-il à part ces dirigeants ? A la veille du salon-conférence Viva Technology (dit aussi VivaTech, du 24 au 26 mai à Paris), tous profitent de ce déplacement dans la vieille Europe. Tech For Good est censé porter sur les améliorations que les technologies de l'information peuvent apporter à la société. Dara Khosrowshahi, le PDG d'Uber, présidera un groupe dédié au travail (ce qui semble passablement ironique), Ginni Rometty, la PDG d'IBM, celui sur l'éducation.

Les conseillers de l'Elysée ont expliqué à l'AFP que "le président cherche à initier un dialogue, avoir des discussions parfois franches, directes, parler de la régulation ou de la gouvernance internationale. Les entreprises sentent que dans l'atmosphère actuelle, elles n'ont pas d'autre choix que d'avoir une discussion avec le gouvernement."

Certaines entreprises annonceront à cette occasion des investissements et des créations d'emplois en France, a précisé l'Elysée. Plus positif pour leur image que de parler de leur optimisation fiscale, par exemple. Mais on promet côté présidence que "les discussions vont être assez rudes" sur certains sujets, a rapporté Reuters.

Emmanuel Macron va ensuite faire un discours au salon VivaTech, où il devrait parler inclusion numérique. Tandis que Mark Zuckerberg sera un des invités vedettes du même salon.

Londres boudée

Une commission parlementaire britannique a elle aussi invité le patron de Facebook à venir s'exprimer sur le détournement de données personnelles, menaçant même d'envoyer une "convocation officielle" s'il persistait à décliner. Apparemment sans résultat jusqu'à présent, le réseau social ayant "juste" envoyé fin avril son directeur des technologies, Mike Schroepfer, devant les élus d'outre-Manche.





Entreprise britannique, Cambridge Analytica est aussi mise en cause pour son rôle dans la campagne pro-Brexit.

T. N. (avec AFP)


Quelle: nouvelobs



news_image

An dem für Vögel gefährlichen Usutu-Virus sind in diesem Jahr bereits tausende Tiere erkrankt oder gestorben. Laut dem Naturschutzbund NABU sind es in diesem Jahr mehr als je zuvor.

Read more

news_image

Nachts vollbringt unser Organismus Höchstleistungen. Denn er regeneriert den gesamten Körper - aber nur, wenn wir auch tief und fest schlafen. Die Abwehrkräfte werden gestärkt, Hormone kurbeln das Zellwachstum an und das Gedächtnis speichert, was wir am T

Read more

allnews_image

Chemnitz hat sich beim #wirsindmehr-Konzert gegen Rassismus gestellt. 65.000 Menschen kamen. AfD-Politikerin von Storch nannte sie "abscheulich". Die Landesregierung fordert nun die gesamtdeutsche Aufarbeitung der Nachwendezeit.

Voir plus


allnews_image

Die Linken träumen davon, dass alle an einem Strang ziehen – nur wissen sie nicht, an welchem. Kann die Sammlungsbewegung von Sahra Wagenknecht daran etwas ändern? Eine Analyse von Robert Misik

Voir plus


allnews_image

Das Innenministerium soll bei seiner Aufsicht über das Bamf versagt haben. Zu diesem Schluss kommt der Bundesrechnungshof in einem Bericht, der nun in Teilen öffentlich wurde. Die fehlende Kontrolle hatte Folgen.

Voir plus


allnews_image

Ein junger Afghane sticht am Hauptbahnhof von Amsterdam zwei US-Touristen nieder. Die Behörden gehen von einem terroristischen Anschlag aus. Auch die deutsche Polizei ermittelt in dem Fall.

Voir plus



allnews_image

Mindestens 8500 Menschen haben an Demonstrationen am Samstag in Chemnitz teilgenommen - begleitet von 1800 Polizisten. Zwar gab es neun Verletzte und mehrere Straftaten, die große Eskalation blieb aber aus. Es soll einen Angriff auf ein MDR-Te

Voir plus


allnews_image

Ein 19 Jahre alter Afghane verletzt am Hauptbahnhof in Amsterdam zwei Menschen mit einem Messer.

Voir plus


allnews_image

Chemnitz kommt nicht zur Ruhe. Eine Woche nach dem gewaltsamen Tod eines 35-Jährigen haben Dutzende linke und rechte Gruppen zu Demonstrationen aufgerufen. Der AfD-Bundeskonvent in Dresden endet deshalb frühzeitig.

Voir plus


allnews_image

Michael Kretschmer spricht sich in Chemnitz mit Bürgern aus. Die stören sich an Medien und kriminellen Flüchtlingen – und kaum an rechten Ausschreitungen in ihrer Stadt.

Voir plus




allnews_image

Nach den Gewaltexzessen in Chemnitz sind Empörung und Betroffenheit groß. Die entscheidende Frage lautet nun: Wie können Rechtsextreme gestoppt werden? Aus der Politik kommen erste Antworten.

Voir plus


allnews_image

Lange hielt Google an seiner Social Media Plattform fest. Aber trotz zahlreicher Wiederbelebungsversuche konnte der Suchmaschinen-Gigant nie aufschließen zu Facebook, Twitter und Co. Jetzt scheint wenigstens Google Frankreich erkannt zuhaben, dass sämtlic

Voir plus


allnews_image

Für die einen sind sie absurder Unfug, für manche eine seltsame Faszination und für wieder andere schon fast eine Art Ersatzreligion: Verschwörungstheorien. Seit dem Ausbruch des Internetzeitalters erleben sie eine Revolution und sind essenzieller Bestand

Voir plus


allnews_image

L'entreprise de Google, DeepMind, spécialisée dans l'intelligence artificielle, a mis au point un logiciel capable de dépister plus de 50 maladies oculaires avec la même précision que des ophtalmologues aguerris.

Voir plus


allnews_image

Des chercheurs Finnois et Suédois ont voulu savoir s'il y avait un lien entre le bien-être mental d'une personne et le contenu de ses rêves. La réponse est " oui " !

Voir plus